Sciences & Nature · Guadeloupe

🌫️ Brumes de sable du Sahara : ce que la science mesure dans le ciel caribéen

Chaque année, des poussières venues du Sahara traversent l'Atlantique et atteignent la Caraïbe. Des équipes guadeloupéennes mesurent leur effet sur la qualité de l'air en milieu tropical.

Des poussières qui parcourent des milliers de kilomètres

Les vents d'altitude soulèvent d'immenses quantités de poussières au-dessus du Sahara, puis les transportent au-dessus de l'Atlantique jusqu'au bassin caribéen. Le ciel devient laiteux, la visibilité baisse, et l'air se charge de fines particules.

Le mois de juin 2020 a connu un épisode exceptionnel de brume de poussières africaines, suffisamment marqué pour faire l'objet de publications scientifiques.

PM10, PM2.5 : de quoi parle-t-on ?

Les scientifiques mesurent des particules classées par taille. Les PM10 désignent les particules de moins de dix micromètres, les PM2.5 des particules encore plus fines, qui pénètrent plus profondément dans les voies respiratoires.

Les travaux menés dans la Caraïbe portent sur ces deux familles de particules et cherchent notamment à comprendre comment la météo — précipitations, vents et leur direction — modifie leur concentration dans l'air.

Une recherche ancrée en Guadeloupe

Le laboratoire KaruSphère, fondé par le professeur Thomas Plocoste, étudie la pollution de l'air en milieu tropical. Ses approches combinent mesures de terrain, observation spatiale, modélisation et intelligence artificielle.

D'autres sujets caribéens figurent dans ses communications scientifiques, comme l'origine des sargasses et leur impact sur la région.

Relève le Défi Caraïbes

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